La signature des accords de Munich

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La Liberté guidant le peuple, images historiques, mémoire collectiveCes images qui ont fait l’Histoire…

Chaque semaine, (ou presque) une image ou une photo qui a marqué notre mémoire collective. L’occasion de revenir sur les évènements majeurs et les « images d’Épinal » qui ont façonné notre souvenir du passé.

29 Septembre 1938: La France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Italie, se retrouvent à Munich pour mettre fin à la crise des Sudètes. En effet, la forte minorité Allemande de ces régions de Tchécoslovaquie sert de prétexte à Hitler pour poursuivre les objectifs pangermanistes de l’Allemagne. Le gouvernement de Berlin se fait alors alors le champion du principe des nationalités, déclare vouloir « libérer les Allemands des Sudètes » de l’« oppression » tchécoslovaque, et représente – de fait – une menace pour la paix en Europe.

Les « Accords de Munich » l’Histoire stipulent l’évacuation du territoire des Sudètes par les Tchèques avant le 10 octobre 1938 et son occupation progressive par les troupes allemandes. Ils scellent indirectement la mort de la Tchécoslovaquie comme État indépendant, et permettent à Hitler d’annexer les régions peuplées d’Allemands de la Tchécoslovaquie. On notera par ailleurs l’absence planifiée du président tchécoslovaque, Edvard Beneš qui ne fut pas invité à la conférence (tout comme le secrétaire général du parti communiste de l’Union soviétique, Joseph Staline).

Même si à l’époque, au retour de leurs dirigeants, les populations de France et de Grande-Bretagne sont enthousiastes, persuadées qu’ils ont « sauvé la paix », l’Histoire jugent sévèrement l’épisode de Munich qui aura vu les démocraties reculer devant le fascisme en abandonnant  les alliés Tchèques en dépit des engagements pris en 1920. Dans le langage courant, un « esprit munichois » est progressivement devenu synonyme de faiblesse et de lâcheté.

Ainsi, six mois plus tard, Winston Churchill pouvait déclarer dans le Times (7 novembre 1938):

« Ils devaient choisir entre le déshonneur et la guerre. Ils ont choisi le déshonneur, et ils auront la guerre ».

Pour certains les Accords de Munich préfigure la Seconde Guerre Mondiale. Ils ont constitué un lâche encouragement à Hitler en lui offrant une victoire totale sans combattre. En cédant face à lui, les futurs alliés renforcent son prestige et sa mainmise sur l’Europe centrale. Par ailleurs en occupant la Tchécoslovaquie, les Allemands mettent aussi la main sur les entreprises tchèques d’armement, Skoda en particulier. Les chars tchèques sont de meilleure qualité que les blindés allemands. L’Allemagne renforce ainsi sa force militaire brute avec l’apport de près de 400 chars largement supérieurs aux 1 400 Panzer I et II.

1938 Signature des accords de Munich Neville Chamberlain Edouard Daladier Adolf Hitler Bénito Mussolini

29 Septembre 1938, Neville Chamberlain (Grande Bretagne), Edouard Daladier (France), Adolf Hitler (Allemagne) et Benito Mussolini (Italie) à l’ouverture de la conférence de Munich dont les Accords seront signés le lendemain

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