Éva Joly en route vers la présidentielle !

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A la surprise générale elle était cette semaine à quelques voix (49,75%) de remporter la primaire d’Europe Écologie les Verts dès le premier tour. Une grosse claque pour Nicolas Hulot le favoris des sondeurs. Mais un résultat pas si surprenant au regard du parcours fascinant d’une Éva Joly aux talents multiples. Femme de conviction et de parole elle n’a jamais reculé devant les sujets périlleux, comme le témoigne son parcours de juge d’instruction et sa lutte continue contre les fraudes de la grande finance internationale. Le genre de personnalité et de compétence dont la France aurait aujourd’hui grand besoin.

Éva aux mille profils

Eva Joly, miss Norvège 1962

Élection Miss Norvège 1962, aujourd'hui elle trouve ça "un peu sexiste"

La première chose qui frappe lorsque l’on se plonge dans la biographie d’Éva Joly c’est qu’elle semble avoir vécu plusieurs vies ! Incroyable touche-à-tout, Éva a tout essayé et presque toujours avec bonheur.

Née Gro Eva Farseth en 1943 à Oslo, d’une famille modeste, elle se fait remarquer en terminant troisième au concours de Miss Norvège en 1962. Elle part ensuite à 18 ans faire la fille au pair à Paris. A cette époque elle s’essaie à plusieurs métiers: dactylo, secrétaire chez Eddy Barclay, couturière… puis styliste et décoratrice d’intérieur. Elle épouse le fils aîné de sa famille d’accueil (Pascal Joly) alors étudiant en médecine. Ils auront ensemble deux enfants.

Elle obtient ensuite une licence en droit et un DEA de sciences politiques. Elle commence comme jeune magistrate à 38 ans au poste de conseillère juridique avant de rejoindre le pôle financier parisien en 1990. C’est le début de la carrière d’Éva Joly comme juge d’instruction ou cours de laquelle les puissants apprendront à redouter sa persévérance et son incorruptibilité. A cet époque Éva instruit trois affaires majeures qui constitueront les plus grands scandales des années 90:

  1. L’affaire Elf: qui dévoila un vaste réseau de corruption et aboutît à l’incarcération de Loïk Le Floch-Prigent en 1996
  2. L’affaire des frégates de Taïwan: qui a mis en lumière les principes de commissions et de rétro-commissions permettant le financement des partis politiques grâce à la filière française de l’armement
  3. L’affaire Dumas-Deviers-Joncour: qui oblige en 2000 Roland Dumas à démissionner de son poste de président du Conseil Constitutionnel

En 1996 Éva Joly participe aussi à l’appel de Genève, aux cotés d’autres magistrats anti-corruption européens réunis par Denis Robert (NDLR: le journaliste qui a révélé la première affaire Clearstream), pour demander un espace judiciaire européen dans le but de lutter contre les malversations financières.

Après toutes ces affaires, las de toutes les violente attaques qu’elle subit et pour ne « laisser à personne les moyens et le temps de se venger« , elle décide de rentrer en Norvège où elle devient conseillère auprès du Gouvernement pour la lutte contre la corruption au sein de l’agence de développement et de coopération (Norad). En 2005, elle crée, avec l’appui du ministère des Affaires étrangères norvégien, le « Network », réseau de juges et d’enquêteurs engagés dans la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent. Elle intègre alors le GFI (Global Financial Integrity), un groupe de réflexion américain destiné à établir des règles incitant à plus de transparence.

Appelée par Daniel Cohn-Bendit pour rejoindre Europe-Écologie elle en devient députée Européenne en 2009. Elle poursuit dès lors sur le terrain politique son combat contre les paradis fiscaux. Forte de ces succès elle annonce en 2010 son intention de se présenter sous les couleurs écologistes à l’élection présidentielle.

Des instituts de sondage à coté de la plaque (comme d’habitude)

Eva Joly, campagne Europe Ecologie les Verts

A part Karl Lagerfeld, qui d'autre peut se prévaloir d'être reconnu avec sa seule paire de lunettes ?

Ils se sont tous planté ! Et bien comme il faut ! Que ce soit Libération qui titrait en une le 20 Juin « Primaire écologiste: l’avance de Mr Hulot » avec une caricature sans appel pour Mme Joly, ou bien le Journal du Dimanche qui annonce un match plié depuis Février. Une nouvelle preuve – s’il en faut encore – que les instituts de sondage ne valent guère mieux qu’une bonne boule de cristal. Encore que le cristal ne peut être suspecté de tentative de manipulation. Une situation inacceptable que Pandora Vox ne cesse de dénoncer, que ce soit à propos de sondages sur la fiscalité ou sur Marine Le Pen.

Mediapart consacre un article à l’analyse de ce fiasco. François Miquet-Marty, directeur associé de Viavoice qui a réalisé le sondage pour Libé, y explique que « les votants ne seraient pas conformes au panel« . N’est-ce pas justement son métier de trouver des panels conformes ? Ou d’émettre les réserves nécessaires lorsqu’il n’est certain de rien ? Lorsque Mediapart lui fait remarquer la faiblesse de représentativité d’un échantillon de seulement 133 personnes (comme celui qui a été utilisé), il répond qu’il « n’y voit aucun problème statistique » assurant « qu’il est possible d’en tirer des conclusions». Tout va bien donc…

Du coté du JDD Bruno Jeudy reconnait que son article sur le sujet est erroné mais se justifie « l’erreur tient à la nature du corps électoral, très mystérieux. Personne ne savait qui étaient les 10.000 à 15.000 coopérateurs venus s’inscrire sur les listes en plus des 20.000 militants. C’était un corps électoral insondable. Et on n’a pas été assez prudents. » La prudence c’est bien là le problème. Comme son confrère de Viavoice, Jérôme Fourest de l’IFOP  (NDLR: qui a travaillé pour le JDD) sort aussi une excuse plutôt vaseuse:  «les derniers sondages ont montré que pour la présidentielle, comparativement, Nicolas Hulot ne faisait pas un meilleur score qu’Éva Joly. Ils recueillaient tous les deux 6,5% d’intentions de votes.». Les électeurs  auraient donc changé d’avis juste avant le vote, voyant que Hulot n’était pas annoncé avec un meilleur score que Joly à la présidentielle. Ce sont donc les sondages qui auraient tué son sondage… Mais bien sûr !

Un programme très global pour une écolo

Eva Joly candidate EELV

Qu'on se le dise Eva Joly est déterminée !

Les instituts de sondage n’auront donc pas réussi à barrer la route à Éva Joly en lui promettant du mauvais temps. Contrairement aux militants – ce fameux panel « insondable » – ils n’ont peut être pas pris le temps d’analyser son programme: il a le mérite d’être assez ouvert.

Notamment quand on regarde ses 5 premières mesures en cas d’élection (disponibles sur le site de la primaire écologiste dans sa profession de foi) :

  1. Une loi de sortie du nucléaire
  2. Passage à la VIe République avec l’instauration du scrutin proportionnel, le non-cumul des mandats, le droit de vote des résidents étrangers
  3. Loi sur le revenu maximum
  4. Abrogation des lois sécuritaires, liberticides (dont Hadopi et Loppsi) et anti-immigrés
  5. Abrogation de la loi de contre-réforme des retraites

A part la première ce sont plus des mesures à caractère social ou structurel que écologiste. Éva Joly propose donc en réalité un programme global et pas seulement écolo-centré. A longueur de tract elle parle « d’urgence sociale et écologique » (dans cet ordre). Elle a bien compris que les Français attendaient du futur président qu’il s’occupe d’abord des urgences économiques et sociales. « Notre engagement écologiste repose sur un constat partagé : les crises économique, sociale, morale, géopolitique que nous vivons sont à la fois les conséquences et les sources de la crise écologique » annonce-t-elle. L’économique et le social seront donc les leviers de la future écologie. Voilà qui diffère quelque peu du « dogme » traditionnel des Verts. Et qui lui permet sans doute de ratisser un peu plus large que les seuls militants écologistes. C’est cet électorat que les instituts de sondages n’ont pas vu venir. La primaire de l’écologie étant ouverte il ne suffisait pas d’aller interroger les électeurs habituels d’Europe Écologie les Verts (EELV).

Comme à son habitude Éva Joly est aussi combative : « si elles veulent être efficaces, nos solutions se heurteront à des situations acquises, elles mettront en cause des forces puissantes, celles de l’argent, du profit et de l’irresponsabilité, mais aussi parfois, tout simplement, celles des habitudes. » Dans la bouche de l’ancienne juge d’instruction qui n’a pas hésité à braver les puissants, ces paroles sont d’une crédibilité d’or.

Une partie de son électorat est sans doute à aller chercher du coté des électeurs habituels du Part Socialiste. A l’heure ou l’Europe et le FMI impose un nouveau plan d’austérité à la Grèce, aussi injuste qu’inutile, quel candidat à la présidentielle – en dehors des extrêmes – pour s’opposer à ce fonctionnement scandaleux des institutions internationales au service des banques et de la finance ? Personne parmi les candidats aux primaires socialistes en tous cas ! Et surtout pas parmi les socio-démocrates du PS dont le héros Dominique Strauss-Kahn était jusqu’à il y a  peu encore à la tête du FMI. Ce courant « altermondialiste » de la Gauche, que l’on retrouve parmi les soutiens au mouvement des Indignés, pourra en revanche compter sur la combativité d’Éva Joly: « Je serai la candidate du refus de la dictature des marchés financiers, de la marchandisation et de la privatisation du monde et de nos biens communs: la vie humaine, l’eau, la terre et l’air n’ont pas de prix !« . Son CV parlant pour elle.

Alors Éva Joly ne sera peut être pas élue présidente l’année prochaine, elle a sans doute beaucoup trop d’ennemis pour cela, mais porter les couleurs écologistes à cette élection, lui permettra peut-être d’entrer au Gouvernement en cas de victoire de la Gauche. Le PS cherchant à s’attirer les faveurs de son électorat pour le second tour. Sa personnalité, son engagement et ses compétences seraient alors tout à fait rafraichissants pour notre pays.

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19 réponses à Éva Joly en route vers la présidentielle !

  1. Sebi dit :

    Nicolas Hulot vient en tous cas d’annoncer qu’il ne se rallierait pas à Éva Joly si celle-ci venait à remporter la primaire : http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Nicolas-Hulot-EELV-n-est-pas-un-club-prive-interview-352339/

    N’est-ce pas justement les règles du jeu d’une primaire ? On se frite jusqu’au vote et ensuite tous derrière celui qui a été désigné par les militants ? La position de cet opportuniste d’Hulot est un peu trop facile :
    – D’abord « je ne fais pas de politique » –> ça me permet de bosser avec le gouvernement de Sarkozy avec le succès que l’on sait pour l’écologie
    – Ensuite je me politise pour « changer les choses ». Les changer par rapport à quoi ? A ce que tu as contribué à mettre en place en contribuant au Grenelle de l’Environnement ?
    – En enfin comme la politique c’est un monde trop méchant, je me retire avant la fin de la bataille de façon à ne me compromettre avec personne pour la suite

    Non sérieusement Mr Hulot vous n’êtes plus crédible !

    • dOd71 dit :

      Vers une large victoire d’Eva Joly au second tour ?
      http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2011/07/10/primaire-ecologiste-vers-une-large-victoire-d-eva-joly_1547081_1471069.html#ens_id=1318702
      Les résultats finaux, incluant le vote électronique qui a réuni 13 778 sympathisants (sur 32 896 inscrits au total), ne seront connus que mardi après-midi. Mais « le résultat du premier tour semble se confirmer, on s’oriente vers une victoire assez large d’Eva Joly », a confié dimanche 10 juillet à l’AFP un responsable du parti écologiste.
      Environ 3 000 bulletins papier avaient été dépouillés vers 18 heures (sur quelque 9 000). La tendance des premiers 500 bulletins « se confirme », Mme Joly pourrait obtenir au final 60 % contre 40 % à Nicolas Hulot. Lors du premier tour, les premières tendances sur les bulletins papier s’étaient vérifiées par la suite. Selon ce responsable, Nicolas Hulot « stabilise son score mais les reports de voix (des deux autres candidats, Henri Stoll et Stéphane Lhomme) semblent avoir bénéficié » à l’ex-magistrate qui n’avait raté la victoire au premier tour qu’à 64 voix près (49,75 % contre 40,22 %).

  2. dOd71 dit :

    Plus jeune elle regardait déjà vers les sommets…

  3. umpkilla dit :

    Ça y est les votes pour le second tour de la primaire écologiste ont été clôturés ce matin à 9H.
    Les dés sont jetés !

  4. Sebi dit :

    UN article de l’Express pour connaître un peu mieux Éva Joly au travers des « hommes de sa vie »:
    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/eva-joly-et-les-hommes-de-sa-vie_913385.html
    Ses ennemis: Roland Dumas, Loïk Le Floch-Prigent, François Léotard, Bernard Tapie
    Ceux-là, elle les a eus dans son bureau lorsqu’elle était juge d’instruction. Pas toujours en face-à-face: Léotard, qui doit répondre à cette époque du dépôt de plusieurs millions de francs en liquide au Luxembourg pour le compte de son parti, choisit de retourner son siège et de lui présenter son dos. Tandis qu’elle l’interroge, il se plonge ostensiblement dans un recueil de Saint-John Perse…
    Loïk Le Floch-Prigent, ex-PDG d’Elf, affirme, lui, dans le livre d’entretiens qu’il a publié avec Eric Decouty (Affaire Elf, affaire d’Etat, Le Cherche Midi): « Mme Joly a utilisé des méthodes inacceptables qui disaient en substance: « j’ai le droit pour moi, j’ai le pouvoir et tous les moyens sont bons pour arriver à mes fins. » »
    Quant à Roland Dumas, il la traite carrément de « folle »: « Il suffisait de la voir se regarder dans le miroir pour en être convaincu », confiait-il encore récemment à L’Express « Il n’y a jamais eu de miroir dans mon bureau, rétorque Eva Joly, M. Dumas est un menteur. Simplement, lui et Le Floch n’avaient l’habitude ni de rendre des comptes, ni de voir leurs actes jugés à l’aune des règles communes. Leur arrogance, leur mépris de la loi, leurs mensonges étaient proprement insupportables – ils étaient convaincus que je ne faisais pas le poids, que je n’irais pas au bout. Ils n’ont pas compris que je ne voulais pas mettre l’accent sur les défaillances des hommes, mais sur la mise en place d’un réseau de corruption! En ce sens, Roland Dumas a raison: j’étais folle, parce que décidée à prouver qu’on pouvait avoir raison contre le pouvoir. »
    De ces années de plomb, Eva Joly conserve un souvenir amusé de Bernard Tapie: « Il n’avait pas cette morgue des élites, mais une certaine gentillesse et une vraie intelligence. Il fallait juste lui montrer que vous n’aviez pas peur du rapport de force. »

    Son ex-mari: Pascal Joly
    Elle l’évoque longuement dans La force qui nous manque, écrit en collaboration avec Judith Perrignon et publié aux Arènes en 2007. Elle raconte leur rencontre alors que, jeune fille au pair fraîchement débarquée de Norvège, elle est recrutée dans une famille bourgeoise du VIe arrondissement de Paris, les Joly. Elle parle de leur mariage malgré l’hostilité de la famille de son époux, de leurs années heureuses et des chemins qui s’écartent, le refuge qu’il trouve dans l’alcool, leur séparation, plus tard le suicide, en 2001.
    Eva Joly n’a pas oublié la manière dont Roland Dumas, en lui présentant ses condoléances alors que l’information n’avait pas été rendue publique, tenta, selon elle, de la déstabiliser: « Qu’il soit au courant, c’était l’expression même, à mes yeux, du non-respect des règles censées protéger la vie privée. Ses mots ont renforcé mon envie de me battre. »

    Son père et son fils
    « Après l’affaire Elf, j’ai quitté la France. Et j’ai vécu avec mon père les six dernières années de sa vie », se souvient Eva Joly. Elle dit qu’elle aimerait mourir comme lui: « Il a loué la plus belle cabine du ferry, il a mis ses souliers vernis pour aller dîner avec son amie, et il s’est effondré en revenant se coucher. »
    De son fils Julien, architecte, elle parle comme de « l’un des hommes de sa vie », interrompt la conversation lorsque son nom s’affiche sur l’écran du téléphone: « Pardon, c’est prioritaire! » Elle tient toujours compte de l’avis de celui qu’elle définit comme « un intellectuel ». Parce qu’il sait ses « failles », et qu’il a les mots pour la remettre dans « le droit chemin » Mais c’est sa fille qui l’a fait douter, au plus dur de l’affaire Elf, alors qu’elle-même vit entourée de gardes du corps: « Pendant un moment, elle a été suivie. Heureusement que ça n’a pas continué, j’aurais pu tout arrêter. »

    Son greffier: Serge Rongere
    Formé à l’école de la Marine, Serge Rongere a travaillé six ans dans le bureau 126, celui d’Eva Joly – « Il m’a donné six ans de sa vie! », insiste son ex-patronne. Très vite, elle a noué des liens de confiance avec ce jeune trentenaire qui l’assistera pendant toute l’affaire Elf. « Quand les auditions étaient trop tendues, il m’envoyait des messages sur mon ordinateur: « La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe. » »
    Lorsqu’on interroge Serge Rongere sur la froideur d’Eva Joly, il s’emballe: « On était face à des gens qui parlaient en centaines de millions d’euros, qui arrivaient parfois en jet privé… Face à eux, il fallait qu’elle s’impose! Ce que j’aime? Son humanité. C’est une femme qui n’a jamais cessé d’être révoltée, capable de se battre jusqu’au bout pour ce à quoi elle croit. » Trois mois après le départ d’Eva Joly, Serge Rongere a quitté son poste de greffier, recruté par un grand cabinet d’avocats. Ils se croisent régulièrement, chez elle, à Groix, ou chez lui, en Italie. Mais ils ne se tutoient que depuis quelques mois.

    Son éditeur: Laurent Beccaria
    « C’est l’une des rencontres qui ont influencé mon destin », souligne Eva Joly. Lorsque Laurent Beccaria fonde sa propre maison d’édition, les Arènes, il veut convaincre la femme la plus médiatique de France de publier chez lui. Il lui offre… son éternelle reconnaissance, quand Lattès vient de lui proposer 1 million de francs pour revenir sur l’affaire Elf! « Il a su trouver les mots, s’amuse-t-elle aujourd’hui. J’ai dit oui. » Il est persuadé que les honneurs ne l’intéressent pas, ni l’argent: « Elle a refusé des postes très très bien payés. Ce qu’elle aime, c’est l’exercice du pouvoir et les moyens qu’il donne, pas ses attributs. » Et il la voit très bien mener une campagne présidentielle: « Pour avoir dîné avec certains ministres, je peux vous dire qu’ils sont bien petits, à côté de cette femme qui rayonne comme un soleil. Quand j’entends qu’on s’interroge sur sa résistance à la pression, je ris: aucun politique n’a enduré ce qu’elle a enduré pendant l’affaire Elf, menaces de mort comprises. Elle est blindée. »

    Son « mentor » politique : Daniel Cohn-Bendit
    Comme tout le monde, elle l’appelle « Dany », mais il n’est pas encore un ami d’Eva Joly: « Nous n’avons pas le temps passé ensemble qui permet de dire de quelqu’un qu’il est votre ami, précise-t-elle. Mais, lorsque nous nous sommes parlé la première fois, c’était aussi simple que si nous nous étions quittés la veille! » Cohn-Bendit, qui ne la connaît que depuis deux ans, a été étonné par l’intensité avec laquelle la députée européenne s’est prise au jeu de la politique. Et l’austérité glacée qu’elle peut afficher en public ne le dérange pas, au contraire: « Elle a appris à être terrifiante quand elle était juge d’instruction, constate-t-il. Ce côté froid, ce regard dur, parfois, c’est elle, une femme arc-boutée sur ses valeurs. Son image incarne un combat – ce serait idiot de ne pas s’en servir. »

  5. isidore dit :

    Résultats définitif de la primaire de l’écologie aujourd’hui : mardi 12 Juillet !

    • isidore dit :

      58,16 % !
      Score final d’Éva Joly au second tour des primaires de l’écologie.
      http://primairedelecologie.fr/
      « Les résultats de la Primaire de l’écologie
      Eva Joly est désignée candidate
      pour l’élection présidentielle de 2012
      – Eva Joly 13223 voix, soit 58,16%
      – Nicolas Hulot 9399 voix, soit 41,34%
      – bulletins blancs 112, soit 0,49%
      « 

  6. juju dit :

    C dans l’air était sur Éva Joly ce soir.
    http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1757
    Moment assez affligeant quand les invités sont conviés à répondre à une question SMS d’un téléspectateur : quel est le programme économique des Verts ?
    Aucun invité n’est en mesure de répondre, pas possible de sortir des clichés… Avant de venir, ont-ils seulement lu son programme ?
    Pour parler des tendances et sondages il y a du monde, mais pour lire une plaquette il n’y a plus personne…

  7. sebi dit :

    Portrait d’Eva Joly dans le Figaro :
    http://recherche.lefigaro.fr/recherche/access/lefigaro_fr.php?archive=BszTm8dCk78atGCYonbyzgKXRFaSCfmPqW166xtrGBbxKrqs4rWi4PllbFDQdBxxu2IGtjAq08M%3D
    PORTRAIT – À 67 ans, la «juge de fer» de l’affaire Elf a réussi à s’enraciner dans le paysage politique en prônant une écologie sans concessions.
    On la disait trop rigide, pas assez expérimentée, dénuée de tout sens politique. Donnée perdante dans tous les sondages avant le premier tour de la primaire écologiste, Eva Joly n’a pas baissé les bras.

  8. juju dit :

    Éva Joly propose de supprimé le défilé du 14 Juillet !
    « J’ai rêvé que nous puissions remplacer ce défilé (militaire) par un défilé citoyen où nous verrions les enfants des écoles, où nous verrions les étudiants, où nous verrions aussi les seniors défiler dans le bonheur d’être ensemble, de fêter les valeurs qui nous réunissent »
    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gmrFBNO1fpC4qTlR5PNhEXK9YqIw?docId=CNG.157dc7f0c8a6a668aec5a22d89151862.441

    • Jose dit :

      Et elle en porend pleiin la tete ded la part de tout le monde
      Défilé militaire : mais pourquoi tant de rage contre Eva Joly ?
      « Eva Joly a exprimé un « rêve » de bon sens : la disparition du défilé militaire du 14 Juillet. Comment ne pas souhaiter que le symbole de notre République cesse de prendre la forme de ces cohortes de véhicules blindés ? Les défilés militaires, ce sont des coutumes propres aux régimes autoritaires, voire totalitaires (Russie, Chine, Corée du Nord…). Ou alors de pays en conflit avec leurs voisins.« 

  9. PandoraVox dit :

    Pour résoudre les problèmes de dettes publiques de la France (détaillés dans notre article sur la dette publique Grecque Éva Joly propose d’augmenter les Impôts :
    Eva Joly préconise une augmentation des impôts pour faire face à la crise économique
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/08/17/eva-joly-preconise-une-augmentation-des-impots-pour-faire-face-a-la-crise-economique_1560595_823448.html
    Dans un entretien au Monde, la candidate d’Europe Ecologie-Les Verts estime que « la solution, pour un budget à l’équilibre, c’est l’augmentation des impôts et une réforme fiscale ». Jugeant qu’ « on ne peut gouverner s’il n’y a pas de marge de manœuvre », l’ex-magistrate refuse l’inscription dans la Constitution de la « règle d’or » voulue par Nicolas Sarkozy. Elle fustige ainsi durement le président de la République : « Lorsque j’entends Nicolas Sarkozy dire : “Je suis l’homme qui va vous sortir de la crise“, cela me met en colère », dit-elle. Pour elle, M. Sarkozy est « l’un des acteurs dont l’inaction et les décisions prises depuis son arrivée au pouvoir nous ont enfoncés dans la crise « .
    Elle explique qu’elle commencerait par « sanctuariser le service public en arrêtant cette règle stupide du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux ». Ensuite, elle « supprimerait les niches, qui sont des privilèges pour augmenter la base fiscale », et lancerait « une véritable lutte contre les paradis fiscaux et la fraude fiscale ».
    Elle annonce qu’elle augmenterait les impôts, précisant que cette hausse « ne concernerait que, de façon progressive, les 15 % des plus aisés d’entre nous et, plus énergiquement, 5 % des plus riches ». La candidate esquisse la réforme fiscale qu’elle souhaite : « augmentation des impôts sur les revenus du capital comme sur les transactions financières », taxation des dividendes et des bonus des banques et « imposition des revenus du capital doit être égale à celle des revenus du travail ».
    Son slogan pour 2012 sera le « changement juste » qui sera décliné sur les trois volets de la crise économique, écologique et sociale. Estimant que « le moment est venu de dire aux citoyens que le système n’est pas nécessairement ainsi », Mme Joly appelle les électeurs à « faire le choix de l’écologie politique ».

  10. isidore dit :

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/09/09/en-campagne-eva-joly-cherche-a-se-donner-une-image-attachante_1569717_823448.html#ens_id=1318702
    Éva s’attache à devenir « attachante »
    « Désormais lancée dans sa campagne présidentielle à raison d’un déplacement par semaine, Eva Joly va devoir porter la parole de l’écologie politique, aller à la rencontre de ses électeurs potentiels, mais aussi remédier à ses faiblesses. Elle a huit mois pour cela.
    Une faiblesse, ses conseillers en ont identifié une : les Français ne la trouvent pas assez « attachante ». Les écrans des télévisions ont imprégné dans la mémoire collective les images de la juge en acier trempé débarquant chez les puissants à l’aube, et les visages blafards de ceux qu’elle venait ainsi débusquer. Elles ont forgé l’impression d’une forte personnalité qui ne plie pas dans les épreuves, mais l’heure est désormais à plus de rondeur.
    Jeudi 8 septembre, dans ce petit restaurant de Cavaillon (Bouches-du-Rhône), jour du lancement de sa campagne, ses conseillers exploitent l’image d’une Eva Joly bonne vivante, au coup de fourchette des plus solides, est d’ailleurs exploitée par ses conseillers, qui y voient une occasion supplémentaire d' »humanisation ».
    « 

  11. sebi dit :

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/11/24/les-contradictions-des-verts-pesent-sur-la-campagne-d-eva-joly_1608759_823448.html

    Après 4 jours complètement « off » Eva Joly est revenu dans sa campagne le 23 Novembre. Et force est de constater qu’elle n’a pas mâché ses mots sur François Hollande. En électron libre par rapport aux cadres de son parti, comme Cécile Duflot, François Hollande ou Daniel Cohn-Bendit, elle considère que sa campagne a été sacrifié au profit des négociations avec le PS pour obtenir des circonscriptions.
    Elle a désormais un statut d' »ingérable » tant auprès du PS que des Verts. Et elle semble décidée à faire du bruit…

  12. isidore dit :

    Eva Joly fait appel à Voynet et Bové pour renforcer son équipe de campagne
    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2011/12/01/eva-joly-fait-appel-a-voynet-et-bove-pour-renforcer-son-equipe-de-campagne_1611455_1471069.html#ens_id=1318702
    « Eva Joly, candidate d’EE-LV à la présidentielle, devrait présenter à 16 heures cet après-midi son équipe de campagne. Aux postes très exposés de porte-parole, la candidate a choisi des personnalités expérimentées : José Bové et Dominique Voynet, qui ont tous deux été candidats à l’élection présidentielle de 2007, et l’euro-députée Michèle Rivasi, spécialiste du nucléaire, fondatrice du laboratoire indépendant CRIIRAD. Elle a également souhaité faire entrer à ses côtés des jeunes dont elle est proche, à savoir l’euro-députée Karima Delli et Julien Bayou.
    Deux principes ont guidé la candidate : rassembler, ne pas « couper des têtes », ce qui signifie pacifier les relations avec ceux qui ont critiqué ses prises de position, et faire monter auprès d’elle ceux qui ont depuis longtemps toute sa confiance. Yannick Jadot, qui avait annoncé sa démission du poste de porte-parole la semaine dernière, devrait donc rester dans l’équipe de campagne. Le comité politique serait animé par un tandem Noël Mamère-Cécile Duflot, une façon habile d’empêcher le maire de Bègles de devenir porte-parole et de prendre trop la lumière.
    Stéphane Sitbon, un très proche de Cécile Duflot, déjà co-directeur de campagne avec Sergio Coronado, conserverait ce poste. Sergio Coronado pourrait être le quatrième porte-parole de Mme Joly, ou, à défaut, occuper des fonctions de communication auprès de la candidate.
    « 

  13. Sebi dit :

    Douze trucs à savoir sur Eva Joly
    http://www.rue89.com/2011/12/05/douze-trucs-savoir-sur-eva-joly-227246

    1/ Elle s’appelle Gro Farseth
    Eva est son deuxième prénom et Joly le nom de son mari. Quand elle arrive à Paris, à 18 ans, elle comprend vite que « Gro » n’est pas un prénom facile à porter.
    L’ancienne dauphine de miss Norvège devient jeune fille au pair dans une famille bourgeoise du VIe arrondissement, et épouse Pascal, le fils, étudiant en médecine. C’est peu de dire que les parents de l’époux n’apprécient pas.

    2/ Elle ne perdra jamais son accent
    Avec Patrick Besson, ils sont nombreux à moquer son accent. Noël Mamère avait bien l’intention de lui donner des cours de diction, mais elle a décliné.
    Non seulement Eva Joly n’a pas l’intention d’éliminer son accent, mais elle a même décidé d’en faire un atout dans sa campagne, comme en témoigne la vidéo « La France résonne de tous les accents du monde ».

    3/ Ses enfants, ses conseillers
    On ne lui connaît pas de compagnon, depuis le suicide de son mari en 2001 (ils étaient déjà séparés), mais elle est très proche de ses enfants, Julien, architecte, et Caroline, avocate, qui ont quatre enfants à eux deux.
    Ariane Calvo, en charge des relations avec les mouvements sociaux dans son équipe de campagne :
    « Elle a une relation très égalitaire avec eux, d’adulte à adulte. Ils l’appellent pour commenter ses interventions médiatiques, elle les écoute. »
    Tout le monde croit qu’elle a quitté la France en 2002 pour devenir conseillère du gouvernement norvégien dans la lutte contre la corruption, et tourner la page de l’affaire ELF. C’était aussi et surtout pour être auprès de son père qui terminait sa vie.
    De sa mission en Islande, elle s’est servie pour analyser ce qu’elle qualifie de « laboratoire de tout ce que le monde doit affronter comme crises aujourd’hui ».

    4/ Elle aime les belles étoffes
    Ses tenues nous changent de l’unique pull rouge de René Dumont. « Elle aime les textiles car son père était tailleur », justifie son attachée de presse, mais sa garde-robe « n’est ni pléthorique ni haut-de-gamme ».
    C’est vrai qu’elle « adore fouiner », mais il lui est aussi arrivé de fabriquer elle-même ses vêtements et de fréquenter les friperies.

    5/ Elle n’a pas aimé « L’Ivresse du pouvoir »
    Sur l’affaire ELF, et les menaces qu’elle a fait peser sur ses juges d’instruction, tout a été dit… voire déformé. Dans le film de Claude Chabrol, « L’Ivresse du pouvoir », librement inspiré de son histoire, « tout était faux sauf les meubles Ikea dans l’appartement de Montparnasse », a-t-elle dit à Alain Lipietz.
    Sa collègue Laurence Vichnievksy estime :
    « Si c’est une fiction, j’ai vu de meilleurs Chabrol, si c’est une transposition, c’est malhonnête intellectuellement. »

    6/ Elle a fait souffrir les avocats
    Celle qui a mis en examen une partie du gotha politique laisse, dans le monde judiciaire, l’image de quelqu’un qui a peu d’égards pour les droits de la défense. Pascal Durand, numéro deux d’Europe Ecologie – Les Verts, l’a côtoyée lorsqu’il était avocat dans le dossier du Crédit Lyonnais. Pour lui :
    « Elle ne rentrait pas dans les codes sociaux des puissants, ça perturbait. Elle travaillait beaucoup les dossiers, et ne retenait que ce qui l’intéressait. Elle faisait souffrir les avocats et avait ses têtes. »

    7/ Un flirt fugitif avec le MoDem
    En 2008, l’antisarkozysme de François Bayrou, dont elle vient de rappeler qu’elle partage avec lui « une même vision de l’Europe », l’a séduite. Une discussion démarre sur une éventuelle candidature MoDem.
    Nicolas Hulot prétend qu’elle s’est tournée vers Europe Ecologie après que François Bayrou lui a refusé d’être tête de liste… une version démentie par un cadre écologiste :
    « Dany lui a proposé d’être tête de liste EELV, elle a préféré rester numéro deux derrière lui en Ile-de-France ».

    8/ Elle aime écrire des polars à quatre mains
    Consciente des progrès qu’elle a à faire en matière d’écologie, Eva Joly a toujours un carnet dans son sac, y note ce qu’elle apprend, n’hésitant pas à demander à son interlocuteur de répéter un chiffre.
    Depuis 2000, elle a publié de nombreux essais, tous dans la maison d’édition Les Arènes de son ami Laurent Beccaria :
    « Notre affaire à tous » où elle raconte que son meilleur souvenir de magistrate, quand elle était substitut des mineurs dans le Loiret ;
    « Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre ? » où elle explique comment on pourrait empêcher d’autres affaires ELF ;
    « La Force qui nous manque », un témoignage intime dont elle voulait faire un « petit traité d’énergie et d’orgueil féminin » ;
    « Des héros ordinaires », un livre de témoignage, co-écrit avec une journaliste.
    Grande lectrice de polars, en français, anglais et norvégien, elle aime aussi en écrire. Elle va préparer, avec son co-auteur Judith Perrignon, une suite à son premier polar, « Les Yeux de Lira ».
    Quand elle s’est retirée plusieurs jours, en pleine tempête après l’accord avec le PS, elle était chez un ami à Angoulême et mettait la main à la pâte à son prochain livre politique : une galerie de portraits de militants.

    9/ Une femme venue du froid
    A Clermont-Ferrand, on a vu son équipe courir après les ventilateurs pour éviter qu’elle ne souffre trop de la canicule. Dès qu’elle le peut, Eva Joly pique une tête. Aller nager dans les piscines parisiennes avec Cécile Duflot est bien un projet, pas une blague.
    A Groix, en Bretagne, elle se jette dans l’eau glacée devant sa maison de pêcheurs. A Cassis, en septembre, devant les journalistes médusés, elle sort son maillot et se jette dans la Méditerranée après la visite des calanques.

    10/ Un jour, elle s’est dit « pourquoi pas ? »
    Elle n’est pas « habitée » par la fonction, n’en rêve pas depuis qu’elle est toute petite. C’est Yannick Jadot, son voisin de bureau au parlement européen, qui l’un des premiers y a pensé, avec Pascal Canfin, en mars 2010.
    Dany Cohn-Bendit, qu’on sait hostile à l’idée même d’une candidature autonome, avait éclaté de rire et lancé :
    « Une présidentielle, c’est un truc de fou, elle ne tiendra jamais. »
    Elle s’était simplement dit : « Pourquoi pas ? »

    11/ Interdiction de changer de lunettes
    Eliott Lepers, directeur artistique de la campagne, raconte ce qu’il y a derrière la fameuse paire de lunettes rouges :
    « Ça symbolise sa vision différente, le fait qu’elle ne voit pas les mêmes choses que les autres politiciens. Quand elles sont apparues à la une de Libération et du Figaro Magazine, on s’est dit que ça incarnait vraiment Eva. »
    Elle avait l’habitude de changer de paire après chaque sortie de livre, mais là son équipe lui a interdit. Le petit opticien de la rue Bréa (Paris VIe) qui l’a créé se frotte les mains, et a rebaptisé le modèle, « Eva ».

    12/ Le vin, le chocolat, le mouton aux choux de printemps
    Pour casser l’image de juge dure, et montrer à quel point elle est humaine, chacun y va de sa petite anecdote sur son côté « fin gourmet » : Eva Joly aime le bon vin français, et veut que ça se sache.
    Pour son anniversaire, la semaine dernière à Bruxelles, sa bande de copains(ines) eurodéputé(e)s lui a offert, en plus de bouquins, de bons chocolats. Son plat préféré, dit-elle, reste une recette norvégienne : le mouton aux choux de printemps.

  14. dOd71 dit :

    En attendant Éva Joly subit des pressions pour retirer sa candidature.
    Ce qu’évite de dire l’article du monde c’est si EELV envisage de présenter quelqu’un d’autre à sa place, ce qui serait une insulte aux militants qui ont largement choisis Éva.
    Tenez bon Mme Joly !

    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/01/16/le-spectre-du-retrait-colle-a-la-campagne-d-eva-joly_1630149_1471069.html

    Le spectre du retrait colle à la campagne d’Eva Joly
    Les esprits sont mûrs pour la réflexion. » Cette confidence de plusieurs membres du conseil fédéral d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) résume parfaitement l’état d’esprit qui règne aujourd’hui au parti écologiste : le retrait éventuel de Mme Joly de la course à la présidentielle n’y est plus un sujet tabou.

    La candidate, elle, n’est pas du tout sur la ligne du renoncement : lors du séminaire ayant réuni la direction et son équipe de campagne, mercredi 11 janvier, elle a expliqué qu’elle « sentait de mieux en mieux la campagne ». Elle était rayonnante et sûre d’elle lors de la « nuit de l’égalité » organisée à Paris le 11 janvier. Par ailleurs, le parti n’a, pour l’heure, aucun(e) candidat(e) de substitution.

    Pourtant, confrontée à une chute des déclarations d’intention de vote en sa faveur, Eva Joly doit faire face au scepticisme ouvertement formulé des opposants à sa campagne. La sortie de Daniel Cohn-Bendit vendredi 13 janvier, appellant au vote utile dès le premier tour, a été mollement condamnée par le mouvement (« Dany dit ce qu’il a toujours dit », estime le sénateur Jean-Vincent Placé).

    PRESSIONS

    Dans ce contexte, les proches de la candidate savent que les semaines qui viennent vont être cruciales. Si Mme Joly, hypothèse à laquelle peu de gens croient, repasse la barre des 5 %, le trou d’air qu’elle connait (3 % dans le dernier sondage LH2 du 15 janvier) n’aura été qu’une péripétie parmi d’autres. Mais si elle reste sous cette barre, les pressions en faveur du retrait de sa candidature pourraient s’intensifier.

    A cela plusieurs raisons. Le fait de ne pas passer la barre des 5 % entraine le non remboursement des frais engagés pour la campagne. Les finances d’EELV, notoirement fragiles, en seraient davantage fragilisées. Les deux comptes, ceux d’EELV et ceux de la campagne d’Eva Joly, sont certes distincts, mais il est d’usage dans une campagne présidentielle que le parti soutenant la candidate se porte caution auprès des banques afin d’obtenir les emprunts nécessaires.

    Ensuite, la faiblesse des intentions de votes en faveur de Mme Joly incite les socialistes à mettre de côté l’accord conclu avec les écologistes. La sortie d’Arnaud Montebourg, souhaitant ouvertement la défaite à Paris aux législatives de Cécile Duflot, secrétaire nationale d’EELV, est un signe que les dirigeants écologistes ont décrypté dans ce sens. Bertrand Delanoë ne fait pas mystère de son intention de soutenir à Paris des socialistes « dissidents » contre les écologistes, et spécialement contre Mme Duflot, dont les ambitions parisiennes l’inquiètent.

    UN ACCORD MAL VÉCU

    « Il est certain que le score d’Eva Joly dira quelque chose du rapport de force entre nous et les socialistes », euphémisait Sergio Coronado, un proche la candidate, mercredi. En Seine-et-Marne, Olivier Faure, un proche de François Hollande, a été investi par le PS dans une circonscription pourtant initialement réservée à un écologiste…

    L’accord entre les deux formations ayant été mal vécu dans un certain nombre d’endroits par les socialistes, un affaiblissement durable de Mme Joly serait propice à la multiplication des « dissidences », avec l’accord tacite du PS.

    Les tentatives de déstabilisation de la candidate écologiste ont déjà commencé, à travers des confidences des uns et des autres allant toujours dans le même sens : la candidate serait « incontrôlable », manquerait de « sens politique ».

    Ses déclarations sur François Bayrou, celles sur François Hollande, taxé de « champion », alors qu’en novembre la candidate disait des socialistes qu’ils sont « du bois dont on fait les marionnettes » démontreraient son côté « girouette », pour certains. Pendant ce temps-là, Eva Joly, elle, continue son chemin.

  15. juju dit :

    Voilà quelqu’un qui a tout compris au concept des primaires…
    Quel arriviste ce Nicolas Hulot !
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/06/20/hulot-laisse-entendre-avoir-vote-melenchon-a-la-presidentielle_1721585_823448.html

    « Nicolas Hulot a laissé entendre mercredi 20 juin avoir voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle, jugeant que le candidat du Front de gauche avait été « plus performant » que la candidate écologiste Eva Joly sur les questions environnementales.
    « Je n’ai pas voté Eva », a indiqué au micro de RMC-BFM TV l’ancien animateur de télévision, qui avait été battu par Eva Joly lors de la primaire d’Europe Ecologie-Les Verts.
    « Non par réaction, mais parce que dans le discours de Mélenchon, pendant la campagne, j’ai trouvé plus de pédagogie sur ces sujets, sur la régulation de la finance, sur la planification écologique, je l’ai trouvé plus performant sur ces sujets », a-t-il expliqué. Au second tour, Hulot a précisé avoir voté pour François Hollande.
    « 

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